Carte bancaire avalée au distributeur : que faire ?

Voir sa carte bancaire avalée par un distributeur est un incident désagréable qui peut arriver n’importe où et à n’importe qui. L’important est de ne pas paniquer et de respecter certaines règles, variables selon les circonstances.

 

Un incident aux origines multiples

Une carte bancaire peut être avalée parce que son code confidentiel a été tapé de façon erronée à plusieurs reprises : bien que désagréable, cette capture automatique est en fait une protection pour son titulaire. Il peut aussi s’agir d’une fausse manœuvre de votre part, ou d’un dysfonctionnement lié au distributeur lui-même…

 

La localisation du distributeur fait la différence

Quelle que soit l’origine de l’incident, la procédure pour savoir comment récupérer une carte bancaire avalée varie selon la localisation du distributeur incriminé.

Le cas le plus simple est celui du DAB relié à une agence bancaire, tous réseaux confondus. Si l’agence est ouverte, mieux vaut ne pas laisser traîner les choses : entrez, racontez votre mésaventure, justifiez de votre identité et vous aurez de grandes chances de récupérer la carte bancaire avalée.

Si l’agence est fermée, de deux choses l’une : soit vous pouvez repérer une autre agence, ouverte cette fois, du même réseau bancaire, et vous vous y rendez alors très rapidement, soit vous appelez (très vite aussi) votre conseiller bancaire pour qu’il vous indique la marche à suivre.

Si, au contraire, le distributeur n’est rattaché directement à aucune agence bancaire (parce qu’il est situé dans une gare, une galerie marchande, dans un lieu de passage très fréquenté…), mieux vaut ne pas attendre et mettre immédiatement en opposition la carte bancaire avalée, en téléphonant au numéro fourni par votre banque, accessible 7 j/7 et 24 h/24.

 

Les formalités nécessaires

La mise immédiate en opposition de la carte bancaire avalée est nécessaire : vous serez ainsi protégé contre toute utilisation frauduleuse de votre carte et contre tout subterfuge à la capture de ce moyen de paiement… Si vous avez souscrit à un ensemble de services bancaire, la mise en opposition et le renouvellement de la carte sont généralement gratuits.

Agence MIG/Uni-éditions – juin 2015

Complémentaire santé obligatoire

Début 2016, tous les salariés du secteur privé devront être couverts par une complémentaire santé obligatoire et collective, responsable et solidaire. Cette avancée sociale vaut pour toutes les entreprises, quels qu’en soient le statut, la taille ou le secteur d’activité. Elle concerne les salariés à temps complet ou partiel dont l’employeur n’a pas encore mis en place une telle garantie. Elle vise aussi les salariés dont l’actuelle complémentaire santé d’entreprise ne respecte pas les critères de garantie obligatoires ou la prise en charge financière minimale imposée par la réglementation à chaque employeur.

 

Un socle de garanties obligatoires

La couverture santé minimale obligatoire qui doit être mise en œuvre d’ici quelques mois prévoit un niveau minimum de remboursement pour certains soins.

  • Les consultations et les soins de ville doivent ainsi être remboursés à hauteur du ticket modérateur (partie des dépenses de santé qui restent à votre charge après le remboursement de l’assurance maladie). Pour une consultation chez un médecin généraliste, sur la base d’un tarif conventionné de 23 €, la complémentaire santé obligatoire devra donc prendre en charge 7,90 € minimum.
  • Les frais de pharmacie doivent aussi être pris en charge à hauteur du ticket modérateur, exception faite des médicaments à service médical rendu modéré ou faible (respectivement remboursés par l’assurance maladie à hauteur de 30 % ou 15 % seulement, et non 65 %) et des médicaments homéopathiques.
  • Le forfait journalier hospitalier (18 € par jour) doit vous être remboursé à 100 %, sans limitation de durée.
  • Enfin, pour les soins plus coûteux comme l’optique ou les prothèses dentaires, des paliers ont été fixés en fonction des corrections ou des soins : 100 € minimum pour une monture et des verres de faible correction par exemple.

 

Une prise en charge obligatoire pour l’employeur

La réglementation impose aussi à l’employeur de prendre en charge au moins la moitié du coût de cette nouvelle complémentaire santé obligatoire. Si vous bénéficiez jusqu’à présent d’une complémentaire santé individuelle, vous réaliserez donc des économies. Pour « basculer » sereinement vers votre nouveau contrat santé, vous devez toutefois résilier votre contrat individuel à sa date d’échéance annuelle (avec respect d’un préavis de deux mois minimum).
 

Renforcement possible des garanties

Si vous souhaitez une meilleure complémentaire santé, c’est-à-dire une prise en charge financière plus importante que celle du contrat collectif qui sera mis en place (pour un remboursement total des dépassements d’honoraires, par exemple), vous avez la possibilité de souscrire à tout moment une « surcomplémentaire ». Ce choix peut s’effectuer auprès de l’assureur de la complémentaire santé obligatoire ou auprès d’un autre assureur.
 

Complémentaire santé obligatoire : les cas de dispense

Lorsque la mise en place de la complémentaire santé obligatoire résulte d’une décision unilatérale du chef d’entreprise, ce qui est le cas pour les très petites entreprises (TPE), certains salariés peuvent en être dispensés.

Par exemple ceux qui sont déjà ayants-droit d’un autre salarié et qui bénéficient donc, à ce titre, d’une mutuelle d’entreprise (sous réserve de pouvoir justifier de cette couverture tous les ans). Même chose, entre autres, pour les salariés embauchés en CDD de moins de 12 mois.

Agence MIG/Uni-éditions – juin 2015

Faut-il acheter une place de parking avec son logement ?

Lors de l’acquisition de son logement, il est légitime de se poser la question, quand la possibilité existe, de l’achat d’un parking ou d’un garage. Coût, emplacement, usage, rentabilité potentielle… Différents paramètres sont à prendre en compte. Décryptage.

 

Un parking dans une résidence neuve ou ancienne

Dans le neuf – c’est la réglementation –, une place de parking ou mieux un box est systématiquement proposé avec le logement. Pour les grands appartements, les constructeurs prévoient souvent deux places, parfois côte à côte. Dans l’ancien, si une place vous est proposée, et même si votre budget est serré, mieux vaut réfléchir car ce type d’offre est de plus en plus rare. Selon l’adresse de l’immeuble, investir dans une place de stationnement peut se révéler très intéressant et constituer, à terme, un atout de plus pour la revente du logement.

 

Attention à l’adresse du parking

En centre-ville où le stationnement extérieur est soit limité soit interdit (zone piétonne, par exemple), toute place de parking privé est une véritable opportunité : il faut donc l’acquérir, y compris si vous n’avez pas l’intention de vous en servir et si cette opération vous oblige à emprunter 10 000 €, 20 000 € ou 30 000 € supplémentaires, et à payer davantage de frais de notaire pour l’achat du parking. En périphérie, surtout si le stationnement n’est pas réglementé, ou s’il existe de nombreux espaces extérieurs pour se garer, cette logique n’a plus cours : il n’est alors intéressant d’acheter que si l’emplacement proposé est de premier choix.

 

Passer en revue les caractéristiques de la place de parking

L’emplacement est un critère essentiel. Facile d’accès, située au premier sous-sol, proche de la rampe de sortie ou des ascenseurs, haute de plafond, une telle place de parking est évidemment beaucoup plus intéressante (et plus chère aussi…) que les autres.

Si de surcroît elle est « boxable », autrement dit si vous pouvez la fermer totalement (pour l’utiliser en espace de stockage, par exemple, autre atout pour la revente), ou si elle peut être utilisée par des propriétaires de grosses cylindrées, il ne faut plus hésiter.

À l’inverse, si elle est étroite, uniquement accessible après un long parcours ou s’il faut de multiples manœuvres pour se garer, inutile de gonfler votre budget acquisition.

 

La rentabilité potentielle du parking

L’achat d’un parking avec un logement ancien, situé en cœur de ville, peut très vite, on l’a dit, se transformer en investissement intéressant si les conditions pour une location de qualité sont là. Toute place de stationnement peut en effet être louée indépendamment de votre logement, à qui vous voulez, sans avoir à respecter un quelconque droit de priorité envers un copropriétaire. Cette location s’effectue sans contrainte ou presque, puisque ce type de bien échappe à la loi de juillet 1989 sur les locations vides : un contrat de bail (avec le montant du loyer et la durée de la location, entre autres) sous seing privé suffit. Sachez encore que cette acquisition génère des frais récurrents : charges de copropriété supplémentaires, taxe d’habitation, assurance parking… N’hésitez donc pas à réaliser une petite étude de marché avant de vous lancer, et à interroger, le cas échéant, l’agent immobilier qui vous a servi d’intermédiaire : cela vous permettra de jauger de l’opportunité réelle de l’opération.

Agence MIG/Uni-éditions – juin 2015

6 conseils pour réussir l’achat d’une voiture neuve

Vous avez choisi la marque et le modèle de votre prochain véhicule neuf et vous souhaitez l’acquérir dans les meilleures conditions possibles ? Pour autant, obtenir une voiture neuve au meilleur prix n’est pas toujours facile. Nos conseils pour réussir votre achat.

1- Guettez les opérations spéciales et les journées portes ouvertes

Les journées portes ouvertes organisées par les concessionnaires sont en principe dédiées aux nouveautés. Vous pourrez y obtenir une remise voiture neuve, mais elle n’ira pas au delà de 5% si le modèle vient tout juste d’être commercialisé, si le véhicule est attendu ou s’il émane d’un constructeur low cost.

Ces journées d’opérations spéciales peuvent néanmoins vous permettre de faire de bonnes affaires : en effet, tout concessionnaire soucieux d’écouler au plus vite ses modèles en stock (fin de millésime, véhicule d’une couleur peu fréquente…) est généralement prêt à un effort financier supplémentaire dont vous pourrez profiter, à condition de se décider très rapidement.

2-Visez les périodes creuses

Certains mois, les promos se négocient plus facilement que d’autres. En décembre et en janvier par exemple, les clients, accaparés par les fêtes de fin d’année, manquent à l’appel. Idem en septembre, lors de la rentrée. C’est justement le moment qu’il faut choisir pour négocier votre voiture neuve au meilleur prix.

3-Sollicitez plusieurs concessions si possible

Acquérir un véhicule neuf auprès de la concession la plus proche de chez soi est un réflexe courant, mais pas forcément probant parce que chaque concessionnaire a le droit, selon ses objectifs de vente, de proposer des avantages clients différents. La remise voiture neuve que vous obtiendrez ne sera donc pas identique d’un point de vente à un autre. Second avantage à faire jouer la concurrence et à se rendre dans plusieurs concessions : jouer la carte de l’opportunisme. Viser une série limitée que le concessionnaire veut déstocker par exemple permet d’obtenir un modèle souvent équipé à moindre frais par rapport à la version standard (jusqu’à 10% de moins selon les options), avec parfois une offre de reprise d’un véhicule ancien plus intéressante qu’à l’ordinaire.

4-Au-delà de la remise, négociez les options

La marge des professionnels de l’automobile n’est pas extensible à l’infini. Une remise de 10-15%, surtout pour un modèle extrêmement récent, est appréciable. Si vous ne pouvez pas obtenir mieux, essayez d’obtenir à moindre coût des équipements optionnels (système GPS, autoradio premium…) ou l’ajout de certains services (extension de garantie, prise en charge des formalités et du coût de la carte grise…).

5-Visitez les sites des intermédiaires

Pour déstocker plus rapidement, certains concessionnaires font appel à des intermédiaires ou déstockeurs multimarques. Contrairement à un mandataire, le véhicule n’est pas commandé sur le Net, mais acheté directement auprès du concessionnaire qui affiche d’emblée sur le site du déstockeur les remises et offres de reprise qu’il entend effectuer. Cette mise en relation permet d’obtenir une remise voiture neuve souvent plus intéressante que celle que l’on peut négocier soi-même. Notez que certains constructeurs ont mis en place leurs propres sites, au fonctionnement similaire.

6-Jouez la carte de la patience

Parfaitement formés, les négociateurs automobile repèrent d’autant plus vite les limites qu’ils vont pouvoir vous imposer au cours de la négociation que vous apparaissez impatient, pressé ou inflexible sur certains éléments (couleur du véhicule, options…). C’est pourquoi dénicher le bon plan voiture neuve nécessite un minimum de flegme et d’ouverture d’esprit.

En savoir plus :
Simulation prêt auto du Crédit Agricole

© MIG/Uni-éditions – novembre 2014

Déclaration de revenus : n’oubliez aucun avantage fiscal !

Chaque année, la même question revient : comment faire au mieux pour minorer le montant de l’impôt à payer ? Réponse : faire attentivement le tour de tous les avantages fiscaux dont il est possible de bénéficier sachant que contrairement à ce que l’on pense, ces avantages sont encore nombreux. Voici les principaux, mais il y en a d’autres…

Les avantages fiscaux liés à votre situation personnelle

Mariage, conclusion d’un PACS, naissance d’un enfant, divorce, rupture d’un PACS ou décès : tous ces événements influent sur le nombre de parts fiscales dont vous pouvez bénéficier. Attention car selon les cas, vous devez remplir une ou deux déclarations d’impôt.

Les avantages fiscaux liés à vos dépenses familiales ou personnelles

La réduction ou le crédit d’impôt dont vous pouvez bénéficier pour dépenses personnelles ou familiales (sous certaines conditions) sont variables :

  • pour un emploi à domicile, l’avantage fiscal est de loin le plus important : 50% de vos dépenses dans la limite de 12 000 € (+ 1 500 € par enfant mineur ou par membre du foyer fiscal de plus de 65 ans à charge, avec un maximum de 15 000 €). Notez que si vous employez quelqu’un en direct et demandez à bénéficier de cet avantage fiscal pour la première fois, ces plafonds passent respectivement à 15 000 € et 18 000 € ;
  • pour la garde des enfants de moins de 6 ans hors du domicile, le crédit d’impôt est égal à 50% des dépenses plafonnées à 2 300 € par enfant à charge (montant à diviser par 2 pour les enfants en garde alternée) ;
  • pour la scolarité de vos enfants, la réduction d’impôt est de 61 € par enfant au collège, 153€ au lycée et 183€ pour l’enseignement supérieur (montant à diviser par 2 pour les enfants en garde alternée) ;
  • pour une pension alimentaire versée à vos parents ou à vos enfants qui doivent être manifestement dans le besoin. Les sommes versées (en espèces ou en nature) doivent être dûment justifiées. Sous réserve de répondre à certains critères, elles ne sont pas plafonnées pour un parent. Cependant, si votre ascendant est âgé de plus de 75 ans et vit sous votre toit, vous pouvez déduire la somme forfaitaire de 3 403 €, sous conditions de ressources. Pour un enfant majeur la déduction est limitée à 5 726 € sans qu’il y ait nécessité de l’héberger, mais sous réserve de pouvoir justifier le versement et le bien-fondé de la pension alimentaire.Toutefois, si l’enfant vit sous le toit du parent et ne dispose pas de ressources suffisantes, une somme forfaitaire de 3 403 € par enfant peut être déduite au titre de la pension alimentaire sans avoir à fournir de justificatifs.
  • pour dons à des organismes d’aide aux personnes en difficulté, la réduction d’impôt est de 75% des sommes versées, dans la limite de 526 € pour 2014, soit une réduction maximale de 395 €. Lorsque les dons sont effectués au profit d’autres organismes ou d’associations reconnues d’utilité publique, la réduction d’impôt passe à 66% des versements effectués dans la limite des 20% de vos revenus net imposable.

Les avantages fiscaux liés à des travaux chez vous

Si vous avez fait réaliser des travaux l’an passé pour améliorer les performances énergétiques de votre résidence principale, vous avez peut-être droit au CIDD (crédit d’impôt développement durable en vigueur jusqu’à fin août 2014) et/ou au CITE (crédit d’impôt pour la transition énergétique en vigueur de septembre 2014 à fin décembre 2015). Pour chacun, les critères des équipements et des appareils éligibles sont nombreux et très stricts. Le taux du crédit d’impôt (15%, 25% ou 30%) varie par ailleurs selon le type de dépenses, la date de paiement des factures et votre revenu fiscal de référence, avec un plafond de 8 000 € pour une personne seule et de 16 000 € (+ 400€ par personne à charge) pour un couple soumis à imposition commune.

Les avantages fiscaux liés à vos placements d’épargne retraite

Les cotisations versées sur un Perp (plan épargne retraite populaire) bénéficient d’une déduction égale à 10% de vos revenus professionnels, dans la limite de certains montants : 3 703 € minimum et 29 626 € maximum. Cette déduction est commune à l’ensemble des produits d’épargne retraite : le cas échéant, elle est réduite par les versements effectués tant par l’employeur que le salarié sur un Perco (plan d’épargne retraite collectif).

Certains avantages fiscaux sont soumis au plafonnement

Parmi les avantages fiscaux cités ici, certains sont soumis au plafonnement global des niches fiscales, égal à 10 000 € pour 2014 : dépenses d’équipement pour l’habitation principale, pour l’emploi d’un salarié à domicile et pour frais de garde des jeunes enfants hors du domicile notamment.

Agence MIG/Uni-éditions – mai 2015

E-constat, mode d’emploi

Simple d’utilisation et tout aussi fiable, l’e-constat auto n’est autre que la version dématérialisée du constat amiable traditionnel disponible sur papier. Lancé fin 2014, ce formulaire en ligne, accessible grâce à une application gratuite, connaît déjà un vrai succès : 170 000 téléchargements ont été effectués en 3 mois à peine, et près de 4 000 e-constats ont été envoyés à l’ensemble des assureurs. Mode d’emploi de ce constat électronique pensé pour tous les détenteurs d’un smartphone…

Des rubriques identiques et facilement identifiables

Pour que les utilisateurs du constat électronique ne soient pas désorientés, surtout après un accrochage, la version dématérialisée du constat amiable comporte les mêmes rubriques que celles du classique constat d’accident : identification des conducteurs, des véhicules et des assureurs, liste des circonstances de l’accident avec ses 17 cases qu’il convient de cocher ou non, etc.

Elle reprend aussi le même code couleurs : bleu et jaune. Elle est utilisable partout en France (métropole et DOM) pour des accidents sans dommage corporel, entre véhicules à moteur (auto, deux ou trois-roues motorisés).

Une application très simple à utiliser

Pour permettre à chaque conducteur de se concentrer sur les circonstances de l’accident, de relater les faits tels qu’ils ont eu lieu et d’effectuer un croquis représentatif de l’accrochage, il est possible de pré-remplir certaines rubriques d’information obligatoires : coordonnées du conducteur et de l’assuré (si celui-ci est différent), coordonnées de son assureur et numéro d’immatriculation du véhicule.

Si l’un des deux conducteurs n’a pas de smartphone, ou s’il n’a pas encore téléchargé cette application, l’e-constat peut être rempli sur un seul smartphone, l’autre conducteur impliqué conservant bien sûr le même droit de regard qu’avec un constat amiable traditionnel et la même possibilité d’indiquer ses observations personnelles. Dans tous les cas, un récapitulatif est émis avant signature de l’e-constat.

De nouvelles fonctionnalités appréciables

Même s’il lui ressemble, l’e-constat n’est pas un copier-coller du constat papier. Il comporte diverses fonctionnalités. Par exemple la possibilité, pour chaque conducteur, à tout moment, d’étayer sa description des faits par la prise puis l’envoi immédiat d’une photo.

Dans un même esprit, le croquis qui schématise les circonstances de l’accident est plus facile à dessiner (sur l’écran, avec le doigt) et comporte des icônes (symbolisant des panneaux, des feux de circulation…) qui permettent de ne rien oublier. Lorsque l’on doit déclarer, cette fois, le lieu et l’horaire de l’accident, il est ainsi possible d’utiliser la fonction géolocalisation pour être sûr de ne pas se tromper.

L’e-constat électronique doit évidemment être signé (toujours avec le doigt, directement sur l’écran). Une fois envoyé à chaque assureur, un SMS d’accusé de réception est émis et l’e-constat auto est envoyé en format PDF à l’adresse e-mail de chaque conducteur.

Agence MIG/Uni-éditions – mai 2015

Etudes à l’étranger, combien ça coûte ?

Poursuivre une partie de ses études supérieures à l’étranger offre de multiples avantages : apprendre ou perfectionner une langue étrangère, vivre une culture différente et, entre autres, au retour, améliorer ses chances de trouver un emploi. Ce type de cursus a évidemment un coût : voici comment l’évaluer avant de partir.

Frais de scolarité à l’étranger : tout dépend de la destination

Les étudiants qui partent dans le cadre du programme d’échanges Erasmus +, mis en place par l’Union européenne, n’ont aucuns frais de scolarité à payer dès lors que le nouvel établissement est partenaire de leur université ou de leur école française.

En revanche, ceux qui souhaitent étudier ailleurs qu’en Europe, c’est-à-dire aux Etats-Unis, en Australie, à Hong Kong ou au Japon notamment, ne peuvent pas profiter de ce bonus. De fait, ils doivent souvent acquitter des frais de scolarité très élevés : 10 000 $US par an, soit 9 200 € environ, voire bien davantage pour des écoles ou des universités réputées.

Le coût des études à l’étranger doit être appréhendé dans sa totalité

Pour connaître le coût réel d’une année d’études à l’étranger, il faut tenir compte en plus de toute une série de dépenses incontournables – frais de transport, de logement, de nourriture sur place. Ici aussi, la disparité règne, car tout dépend du niveau de vie du pays choisi : pour se loger (sur la base d’une colocation) et vivre en Espagne, en Italie ou en Allemagne, il faut 500 € à 800 € minimum par mois, par exemple, alors qu’au Royaume-Uni ou au Danemark, cette somme doit être doublée.

Et si l’on choisit de franchir les portes de l’Europe, il faut ajouter à ces dépenses courantes de nombreux frais annexes (passeport, visa, frais de change, coût d’une assurance santé individuelle…) qui font immédiatement grimper le budget de la vie courante à 1 000 € par mois environ.

La panoplie des aides pour les études à l’étranger est vaste

Contrairement à une idée reçue, les aides pour des études hors de l’Hexagone ne sont pas réservées aux seuls étudiants boursiers. Dans le cadre du programme Erasmus +, des bourses d’études à l’étranger peuvent être délivrées : leur montant dépend bien sûr de la durée du séjour (3 à 12 mois) et du coût de la vie dans le pays choisi, avec une moyenne de 150 € par mois.

Les étudiants boursiers (et ceux qui sont bénéficiaires d’une aide d’urgence annuelle) peuvent bénéficier en plus d’une aide à la mobilité internationale. D’un montant de 400 € par mois, cette aide n’est pas automatique : elle est attribuée par le chef d’établissement ou le président de l’université française, selon la qualité du projet présenté par l’étudiant.

Les départements et les régions ainsi que les établissements eux-mêmes peuvent en plus octroyer un coup de pouce financier aux étudiants qui les sollicitent. Dans tous les cas, pour ne rien laisser passer des aides potentielles susceptibles d’alléger la note, mieux vaut travailler plusieurs mois à l’avance à son projet d’études à l’étranger.

Enfin, pour ne pas être dans la gêne une fois sur place et pour pouvoir faire face aux imprévus (excursions, soirées…), il est possible d’opter pour un prêt étudiant avant de partir.

Agence MIG/Uni-éditions – mai 2015

Bientôt propriétaire ? Les pistes pour financer votre premier achat

Devenir propriétaire… Vous y songez ? Vous vous posez certainement une multitude de questions ! Où acheter ? Acheter seul(e) ou à plusieurs ? Quel type de bien acheter ? Et surtout, comment financer cet achat immobilier ?

Le financement, c’est sans doute là, la première question à se poser. En effet, c’est en fonction de votre budget que vous pourrez définir précisément votre projet : appartement ou maison ? Ville ou campagne ? Surface du bien ?

Sachez qu’en tant que primo-accédant (comprenez “particulier qui achète un bien immobilier pour la première fois”), vous pouvez bénéficier d’un certain nombre d’aides proposées par les pouvoirs publics. En effet, vous pouvez cumuler plusieurs sources de financement pour votre première acquisition : ressources personnelles (que l’on appelle aussi l’apport) et/ou emprunt immobilier (prêt bancaire), plus, sous conditions, des prêts aidés.

Parmi ces aides, on en distingue deux catégories :

  • les prêts aidés réglementés : le Prêt à l’Accession Sociale et le Prêt à taux zéro,
  • et, les dispositifs d’épargne : le Plan Epargne logement (PEL) et le Compte Epargne Logement (CEL).

Les prêts aides réglementaires

Le prêt à taux zéro (PTZ) est sans doute le dispositif le plus couramment utilisé dans le cadre l’accession à la propriété. Il est attribué sous conditions de ressources et permet d’accéder à des logements neufs (ou assimilés neufs) et, depuis le 1er janvier 2015, des logements anciens sous certaines conditions. Le montant du prêt à taux zéro est fonction de plusieurs critères (ressources de l’emprunteur et, le cas échéant, de son co-emprunteur, composition du foyer et situation géographique du bien ciblé).

Le prêt à l’accession sociale (PAS), quant à lui, est un prêt qui permet de financer tout ou partie d’une acquisition, tout en continuant à percevoir l’aide personnalisée au logement (APL). Comme le PTZ, le PAS est attribué sous conditions de ressources.

A noter : le PTZ et le PAS sont cumulables.

A noter par ailleurs : les conditions d’octroi du PTZ ont évoluées au 1er janvier 2015. Si vous n’y étiez pas éligible avant cette date et que nous vous n’avez pas encore fait l’acquisition de votre premier bien, n’hésitez pas à vérifier de nouveau votre éligibilité à ce dispositif.

Les plans d’épargne

Le Plan épargne logement (PEL) et le compte épargne logement (CEL), quant à eux, sont deux plans permettant de se constituer une épargne avant de pouvoir emprunter dans des conditions avantageuses. Le PEL et le CEL se distinguent par la disponibilité de l’épargne que l’on y accumule, leur rendement et leur fiscalité. Ils permettent d’emprunter une partie de la somme requise à des taux réglementés et peuvent ouvrir droit à des primes d’état.

À quoi ressemblera la maison du futur ?

Pouvoir profiter d’une maison intelligente où les tâches quotidiennes sont faciles est un rêve à portée de main pour tout le monde ou presque. Depuis quelques années en effet, la domotique qui s’est d’abord installée à domicile via divers boîtiers (box, télécommandes…), est maintenant accessible via des objets connectés à distance sur ordinateurs, tablettes ou smartphones.

Assurer la sécurité du domicile

Rien ne vaut la télésurveillance pour protéger son domicile des intrus ou des incendies. Pour davantage de souplesse, de plus en plus d’offres comportent désormais un volet pilotage à distance qui permet d’enclencher l’alarme via son smartphone si l’on n’a pas pensé à le faire en partant par exemple. Dans ce même souci de sécurité, il est aujourd’hui très facile de surveiller sa maison sur son smartphone en temps réel et de voir par exemple qui est présent sur le seuil de la porte alors que l’on est ailleurs.

Comment ? Via un boitier à fixer sur la porte d’entrée (dans lequel caméra et micro sont inclus) et qui permet ainsi de répondre à n’importe quel interlocuteur via son smartphone, comme si l’on était chez soi. Pour une maison connectée parfaitement sécurisée, il existe bien d’autres innovations : interphones, boitiers de verrouillage/déverrouillage de porte à distance (pour ceux qui ne veulent pas confier leurs clefs), centrales de détection de mouvements, etc.

Réaliser des économies d’énergie

Autre apport important de la domotique dans la maison : pouvoir facilement programmer son niveau de chauffage, sa production d’eau chaude ou son ambiance d’éclairage notamment. Il existe pour cela différents boîtiers qui, connectés en wifi à un équipement informatique ou à un smartphone, permettent de gérer l’allumage des ampoules et l’intensité de leur éclairage, soit pièce par pièce, soit de façon centralisée. Il est également facile de réguler le chauffage pièce par pièce depuis un programmateur (des détecteurs d’ouverture arrêtent automatiquement le chauffage lorsque quelqu’un ouvre la fenêtre par exemple) ou de programmer la descente de volets roulants extérieurs pour mieux conserver la chaleur de la maison, ou au contraire, pour la protéger de fortes températures extérieures.

Accroître son confort intérieur

En plus de la sécurité et des économies d’énergie, la maison intelligente de demain vise un confort de vie. Par exemple, des stations météo personnalisables pourront mesurer, en plus des températures, la qualité de l’air, l’humidité ambiante… et indiquer le meilleur moment de la journée pour aérer. Pour ceux qui n’ont pas la main verte, des boitiers connectés permettront bientôt de connaitre et d’ajuster au mieux les besoins en eau et en nutriments de leurs plantes. Enfin, pour les distraits ou les précautionneux, certains fabricants d’électroménager tentent également l’aventure de la maison connectée. Demain peut être, tous les réfrigérateurs seront intelligents : ils ne parleront pas, mais communiqueront, via des applications dédiées, la liste des courses, la date de péremption des produits ou encore les recettes possibles avec les produits encore entreposés.

Agence MIG/Uni-éditions – mars 2015

Transformer un logement en local commercial

Qui n’a pas rêvé de détenir les murs d’une boutique afin de pouvoir en tirer des loyers ? L’investissement locatif commercial a de nombreux atouts : rendements souvent supérieurs à ceux de l’immobilier locatif traditionnel, baux de plus longue durée et impayés moins fréquents. Il est en revanche moins accessible de part un ticket d’entrée élevé (150 000€ et bien davantage pour un emplacement de premier ordre) et des offres d’autant plus rares que le secteur est porteur (centre-ville, zone piétonne…). Aussi, lorsque l’on détient un immeuble bien placé, pourquoi ne pas envisager d’en transformer le rez-de-chaussée en local commercial ?

Faire changer l’usage du bâtiment

Dans les villes de moins de 200 000 habitants, le changement d’usage de l’immeuble – qui passe de local d’habitation à local commercial – ne nécessite aucune autorisation administrative.

Cette dernière n’est pas non plus requise lorsque l’activité commerciale ou professionnelle est exercée par le propriétaire occupant à titre de résidence principale, dès lors qu’il n’y aura aucune réception de marchandises ou de clients.

Dans les villes de plus de 200 000 habitants, et dans trois départements (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne sauf zones franches urbaines), il faut en revanche obtenir une autorisation du maire.

Obtenir l’éventuelle autorisation de la copropriété

Lorsque le local à transformer est situé en rez-de-chaussée, mais dans une copropriété, il faut vérifier les modalités du règlement de cette copropriété (qui ne doit pas en effet pas interdire la possibilité d’une activité professionnelle ou commerciale), puis obtenir l’accord des autres copropriétaires.

Demander une autorisation d’urbanisme

En regard des règles d’urbanisme, transformer un logement en local commercial ou professionnel constitue un changement de destination de l’immeuble : rien ne peut donc être entrepris sans l’aval des services concernés. Si la façade de l’immeuble ou sa structure porteuse doit être modifiée, il est nécessaire d’obtenir un permis de construire.

Si les travaux sont circonscrits à l’intérieur, une déclaration préalable de travaux est exigée. En Île-de-France, il faut en plus un agrément administratif. Dans tous les cas, et dans les 3 mois qui suivent ce changement, il faut s’adresser au centre des impôts de sa commune pour que l’administration fiscale puisse ajuster les bases de la valeur locative cadastrale du local ainsi transformé.

Établir le bail commercial ou le bail professionnel

Une fois les autorisations obtenues et les travaux effectués, vient l’étape du contrat de location. Tout bail commercial (pour l’exploitation d’un fonds de commerce ou artisanal) ou professionnel (à destination des professions libérales réglementées ou non) répond à des règles précises : durée de bail minimale (6 ans minimum pour un professionnel libéral, 9 ans pour un commerçant), versement d’un dépôt de garantie, établissement d’un état des lieux, modalités de révision du loyer, etc. Dans un cas comme dans l’autre, le loyer est librement fixé. Pour le bail commercial, le versement d’un pas-de-porte (ou droit d’entrée) peut, en plus, être décidé.

Agence MIG/Uni-éditions – mars 2015